Le financement public des religions et de la laïcité en Belgique

La Constitution belge établit le principe du financement public des cultes et des organisations philosophiques non confessionnelles. Ainsi, l’État paie les salaires des prêtres, pasteurs, et rabbins, et depuis peu des délégués laïques et des imams. Les communes et les provinces sont, quant à elles, tenues de financer l’entretien et le fonctionnement des lieux de culte et des services d’assistance morale laïque.
Ce système, en vigueur depuis 1831, connaît actuellement d’importantes évolutions. D’une part, la transformation de la Belgique en un État fédéral a amené un nouveau partage des compétences. D’autre part, la reconnaissance du culte musulman, qui n'avait jamais sorti son plein effet, vient de franchir une étape importante : les premières mosquées ont été reconnues.
Cet ouvrage collectif expose l’origine du financement public des cultes et de la laïcité organisée, ses mécanismes, et les montants affectés ; considérant notamment la pratique religieuse actuelle, il s’interroge sur son avenir.
 
Caroline Sägesser est chargée de recherches au Centre de Recherche et d'Information socio-politiques (CRISP) et collaborateur scientifique à l'Université libre de Bruxelles (ULB-CIERL). Elle prépare une thèse de doctorat consacrée au financement public des cultes en Belgique.

Jean-Philippe Schreiber est maître de recherches au Fonds national de la Recherche scientifique (FNRS) et professeur à l'Université libre de Bruxelles (ULB), où il enseigne notamment le statut des cultes et convictions dans l'Union européenne. Il a dirigé à l'ULB, de 2003 à 2007, le Centre interdisciplinaire d'Etude des Religions et de la Laïcité (CIERL).
 
 

   

 

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